Docteur-Ingénieur au CHU de la Pitié Salpêtrière, actuellement attaché au laboratoire de parasitologie et mycologie, mon activité professionnelle s’articule depuis une vingtaine d’année, autour de l’amélioration du diagnostic, par des méthodes innovantes, des infections parasitaires et mycologiques chez l’Homme.
De Plasmodium spp responsable du paludisme, l’une des parasitoses les plus importantes dans le monde à Trypanosoma cruzi agent de la Trypanosomiase américaine ou maladie de Chagas, une des 27 maladies négligées selon l’OMS, ces différents protistes ont un processus commun.
Ils relarguent dans l’organisme de l’hôte une quantité importante de molécules de natures différentes qui peuvent devenir des biomarqueurs et servir ainsi au diagnostic ou au suivi de ces pathologies.
De la biologie moléculaire à la protéomique, le panel de techniques est assez large pour identifier la trace fugace que peuvent laisser ces microorganismes et repousser ainsi les limites des seuils de sensibilité de nouveaux diagnostics.
C’est ainsi que s’est développé mon intérêt pour la maladie de Chagas et de son diagnostic encore très largement imparfait.